Arachnéen

Grand et mince, il marche vite, et quitte la rue pour un bâtiment qui semble aspirer et rejeter la foule. Téléphone en main, il a la démarche tendue de celui qui ne sait plus où il va mais laisse faire la mécanique saccadée de son corps.



Flânant derrière lui, je lève les yeux vers les arches de briques, le plafond de lignes métalliques et ce ciel de lumière crue. La structure s'élance en portées intrépides et en entretoises délicates. Ainsi revit Arachnè dans l'industrieuse révolution.